Visuel etude 2015

étude nationale sur : "Les conditions de vie des jeunes salariés du BTP"

Seconde édition.

La Fondation BTP Plus, qui soutient l'innovation sociale dans le secteur du BTP, présente au Mondial du Bâtiment - BATIMAT, en partenariat avec PRO BTP, la deuxième édition de son étude IPSOS sur "Les conditions de vie des jeunes salariés du BTP".

Vous pouvez télécharger l'ensemble des résultats en cliquant sur le lien : Fondation BTP PLUS - Etude 2015

Réalisée à partir d’un échantillon de 6 000 jeunes salariés du BTP (apprentis, ouvriers et ETAM) âgés de 16 à 21 ans, elle a pour objectif de mieux connaître les jeunes actifs de la branche du BTP, leurs conditions de vie, leurs difficultés, leurs aspirations… pour les accompagner dans leur avenir tant professionnel que personnel. Elle permet également de mettre en avant les évolutions ayant eu lieu depuis la réalisation du premier opus en 2010.

Le métier du BTP, un choix personnel revendiqué

78 % de ces jeunes de 16 à 21 ans l’affirment : "le BTP est un choix personnel, une vocation". Cette revendication du choix est encore plus forte chez les ouvriers, techniciens et apprentis.

Ils y sont arrivés en proportions égales à la suite de leur orientation scolaire (45 %) ou parce qu’ils sont issus d’une famille du BTP (45 %).

Ces deux sources sont encore plus importantes qu’en 2010, laissant largement au 2ème plan les autres canaux que sont les offres d’emploi, Pôle Emploi ou l’intérim qui ne dépassent pas 3 % des apports.

Un métier dont les jeunes sont fiers

Les jeunes sont fiers de leur métier : 87,7 % le considèrent comme valorisant et même 31,2 % comme très valorisant. Ce score élevé est similaire à l’observation des 15-24 ans actifs en France, où 83 % se disent satisfaits de leur travail.

Ce sont de "vrais métiers" complets, porteurs de valeurs fortes : le sérieux et de la fiabilité (78 %), l’expérience (71 %), l’autonomie (66 %), l’initiative (63 %).

A noter que le poids de l’’expérience s’est accru aux yeux des jeunes depuis 2010, conséquence probable de recrutements plus orientés vers des personnels expérimentés.

Des perspectives d'évolution et une entrée facilitée dans la vie active

Les métiers du BTP connaissent de grandes évolutions techniques et demandent donc des qualifications : les jeunes sont plus de 50 % à en être tout à fait convaincus, soit 12 points de plus qu’en 2010.

D’ailleurs, "évoluer techniquement" est le point majeur de leur métier pour 17 % des jeunes et encore plus chez les techniciens (27 %).

Aussi, la formation est une composante essentielle de la vie de la plupart : 2/3 d’entre eux sont en formation, initiale ou professionnelle ou en alternance.

Le passage de la formation à l’entrée dans la vie active se fait de façon positive puisque 75 % des jeunes n’ont pas connu de chômage avant d’entrer en entreprise. La part de ceux ayant connu une période de chômage est en baisse depuis 2010 (14 % vs 19 %). Les ouvriers et apprentis sont encore moins touchés par le chômage que les ETAM.

Si les jeunes interrogés soulignent la forte composante technique du métier, c’est l’humain qui leur plait le plus dans leur métier : le travail en équipe, le relationnel et les contacts (24 %), l’ambiance sur les chantiers (17 %), l’absence de routine (16 %)…

Toutefois, les exigences du métier sont aussi évoquées : un métier physique plus que dur, même si un jeune sur 4 estime que rien n’est dur dans le métier. Ainsi, la part des jeunes citant l’effort physique comme la caractéristique la plus dure du métier est en augmentation par rapport à 2010.

Un métier d'avenir offrant de réelles opportunités

Les jeunes pensent qu’ils ont beaucoup à apporter à cette profession : ils sont 77 % soit 6 points de plus qu’en 2010 à penser qu’ils vont apporter de nouvelles façons de travailler.

Ils pensent d’ailleurs passer du temps dans cette branche : 54 % se voient dans le métier plus de
5 ans et 40 % plus de 15 ans notamment parmi les techniciens (52 %) et les ouvriers TP (47 %).

De plus, "Avoir un emploi stable" est la priorité de 40 % des jeunes, en hausse de 4 points par rapport à 2010. A noter, qu’environ 16 % se positionnent pour devenir des chefs d’entreprise : soit en créateur (9 %), chiffre en baisse sur 2010, soit en repreneur de l’entreprise familiale ou d’un employeur (7 %).

Des sujets de vigilance en raison du ralentissement du marché du travail

Le ralentissement du marché du travail transparait dans les réponses des jeunes (attente accrue d’un emploi stable, importance plus forte donnée à l’expérience, baisse du taux des candidats chefs d’entreprise).

Ainsi, l’entrée des jeunes dans la vie active se heurte aux exigences du marché du logement qui freinent leur accès à l’indépendance. Pour eux, il est difficile voire impossible d’acheter un logement et de trouver des prêts, ce qui est logique, mais il est également difficile voire impossible :

  • de louer un logement (pour 72 %),
  • de trouver des aides au logement (pour 64 %).

Ces difficultés sont toutefois perçues comme en léger recul par rapport à 2010.

La santé et le moral constituent aussi des points de vigilance : si 90 % des jeunes sont en bonne santé, et plus de 70 % optimistes et énergiques, des facteurs de fragilité apparaissent :

  • accroissement des jeunes touchés par le mal de dos ou les troubles musculaires (respectivement pour 44 % et 13 % d’entre eux),
  • émergence d’une population certes minoritaire de jeunes en mauvaise santé (9 %),
  • confirmation, de façon plus marquée, du sentiment de solitude es 1 jeune sur 5 se sent seul, fréquemment ou tout le temps dans sa vie personnelle ou professionnelle. Ce taux est en hausse de 10 points par rapport à 2010.

Enfin, des facteurs de risque sont toujours présents : le tabac est en recul assez net sur 2010, ne touchant que 31 % des jeunes (la majorité ne fume jamais : 55 % contre 51 % en 2010), mais l’alcool est plus présent (15 % des jeunes boivent souvent, en hausse de 4 points, les non buveurs passant sous la barre des 20 %).

Des jeunes bien dans leur vie et dans leur temps

Ce sont des jeunes bien dans leur vie et dans leur temps. Ils écoutent de la musique, sortent avec des amis ou en famille, surfent sur internet. Une majorité d’entre eux (57%) pratique un sport.

60 % d’entre eux sont partis en vacances au cours de la dernière année.

78 % d’entre eux sont célibataire, 20 % en couple et seulement 2 % sont parents.

Ils ont de bonnes relations avec leur famille, avec même une proximité et une confiance plus marquée qu’en 2010, et 85 % d’entre eux écoutent les conseils de leurs parents.

Ils  sont  énergiques (82 %) optimistes et confiants dans leur avenir (68 %).

 

Les jeunes sont parfois concernés par le stress. 2/3 d’entre eux étant encore en formation, le stress principal est lié aux examens (59 %), notamment chez les femmes (75 %).

Des jeunes aux multiples projets

Ils ont des projets  de leur âge : acheter une voiture est le projet de 41 % d’entre eux, et la priorité de 20%. Ce projet matériel a détrôné en 2015 les projets plus personnels, comme vivre en couple (38 %) et fonder une famille (30 %).

A noter que le projet de créer sa propre entreprise, en 3è position t en 2010  est devancé par le projet d’avoir un meilleur emploi qui est passé de 11 à 14 % entre 2010 et 2015.

Avec des aspirations de leur âge, les jeunes déclarent prendre plaisir à l’existence puisque 93 % d’entre eux sont heureux, soit 4 points de plus qu’en 2010.

Ainsi, les jeunes BTP sont heureux dans leur travail (75 %) et ils le sont encore plus à la maison et dans leur vie personnelle (88 %).

Cette étude a été présentée lors du salon Batimat, l’intégralité des résultats de cette étude est accessible ici